Archives mensuelles : novembre 2017

Livraison de matériels

Pas de distribution de voiture aujourd’hui. Plusieurs délégations ont été constituées pour livrer des matériels issus de dons, apportés dans les voitures et soigneusement emballés et étiquetés à Olby avant départ.

Deux exemples.

A l’hopital général de Ziguinchor, des cartons de petit matériel médical ont été livrés, correspondant à des besoins pour la plupart basiques qui avaient été recueillis auparavant auprès de l’équipe médicale. Ils proviennent de dons de diverses provenances, et de professionnels de santé  à titre personnel. L’équipe de l’hopital les remercie, souligne l’importance de ces dons et l’effet des ambulances qui permettent de leur acheminer les malades dans des conditions satisfaisantes, et nous indique que les besoins restent grand.

A l’école Marie-Affinco Diatta, aidée financièrement depuis de nombreuses années par l’association « Sous le manguier » et par l’acheminement de matériel par les  « Ancien et Amis de la Casamance ». Cette école primaire publique de plus de 800 élèves (50 à 70 par classe) a aussi accueilli en 2007, puis 2008 et 2009 des jeunes professeurs des écoles  en formation à l’IUFM de Clermont-Fd pour leur stage d’éducation comparée. Après plusieurs années d’interruption, un tel stage aura lieu à nouveau en février 2018 ; les jeunes partageront leur temps de stage entre cette école primaire  et l’école des tout petits Harmonie.

Avec les enseignants réunis, on évoque les rencontres passées, et le rôle éminent joué par « Maman Laffray » et « Papa Lassalas », sans oublier une certaine Annie V… dont le nom reste inscrit au-dessus d’une porte.

Ce partenariat se renforce aussi grâce à l’internet qui permet des échanges entre ces écoles et des écoles en France. Notre visite est l’occasion d’initier deux nouveaux projets d’échange, avec l’école de Gelles (projet porté par Sonia) et avec celle de St-Eloy-les-Mines (projet porté par Pépita et Jean-Pierre).

Nous visitons des classes et les élèves sont fiers de nous montrer leurs cahiers.

 

Par ailleurs, des colis ont été apportés à l’hôpital psychiatrique, au lycée Guignabo, à l’association des réfugiés, au village des lépreux (il n’y a plus de lèpre aujourd’hui, mais il reste des séquelles), à l’Alliance Française. Et des ordinateurs seront remis à la Chambre de Commerce.

La 14 à Boureck , la 11 à Koubanao

Cette deuxième journée s’annonce rapidement aussi poussiéreuse que la précédente, car il faut emprunter de longues pistes où les véhicules soulèvent un nuage de fine poussière rouge, dont nous reviendrons recouverts.

A Boureck, l’accueil est chaleureux mais sans musique ni danse car le village est en deuil. Après quelques discours d’usage, les clés de la voiture 14 sont remises par Mariama et Pierre qui remplace Annie partie en mission médicale.

 

Nous poursuivons donc  la piste vers Koubanao où nous parvenons plus tôt que prévu, ce qui laisse le temps de se promener dans la ville, observer les maisons typiquement diola au toit en taule, avec cour bordée de palissade.

L’accueil est partout sympathique.

Des femmes nous préparent le déjeuner : au menu, riz et poisson le tout mijoté dans un bouillon avec oignons, herbes, épices. Le plat est servi dans de grandes jattes en aluminium, à raison d’une pour cinq convives. Des cuillères nous sont distribuées, ce sera plus facile pour nous !

Puis vient le moment de la cérémonie qui sera faite de discours et de folklore. C’est la deuxième fois que ce village reçoit une voiture qui a été très bien utilisée et entretenue. Patrice rappelle notre passage en 2012, date à laquelle son nom a été attribué à un bébé qui venait de naître. L’enfant maintenant agé de 5 ans est présent.

Jeannot, – comment qu’s’appelle –  disons notre facilitateur, rappelle avec fermeté mais humour aussi, les consignes pour l’usage de la voiture.

Puis commencent les danses avec l’arrivée successive de trois masques tout droit sortis du bois sacré, le kumpo déjà vu la veille, mais  aussi deux autres tout à fait effrayants, tout cela au son des djembés, tambours et autres couvercles de casserole.

 

Les clés de la voiture 11 sont remises par Sylvie et Patrice qui remplace Marie-Gil partie en mission médicale.

Nous rentrons au soleil couchant.

Une journée bien remplie !

 

 

 

La 9 à Balandine, la 7 à Baila

Premier jour de distribution des voitures : nous allons maintenant voir ce qui constitue la finalité du voyage. Beaucoup d’inscrits. Nous partons avec 3 minibus en plus de 4 voitures.

C’est aussi, parallèlement, le début de la mission médicale, les deux équipes s’étant rendues dès samedi dernier et pour quinze jours, dans les deux villages concernés.

Nous quittons donc Ziguinchor tôt ce matin et faisons étape à l’école de Badiana où nous portons quelques fournitures scolaires et une série de dictionnaires. C’est une visite principalement symbolique, qui maintient le lien d’amitié et d’encouragement à cette école et au collège, lien qui prolonge une action d’aide ancienne initiée à l’époque où des enseignants français exerçaient dans cette école.

Les enfants de l’école de Badiana envoient un petit « coucou » à ceux de l’école de Saint-Eloi-les-Mines ! Peut-être des échanges en vue ?

Puis nous gagnons par une piste le village de Balandine où nous laisserons la voiture 9. Le village nous a préparé un beau spectacle, en fore de danses où hommes et femmes affrontent les esprits représentés par des masques ; celui du kumpo est redoutable. Il évolue en dégageant aussi beaucoup de poussière !

Après les discours d’usage, dont celui du chef du poste de santé et ceux des autorités civiles et religieuses, a lieu la remise des clés à son nouveau propriétaire qui en prendra soin et qui ne l’utilisera que sur demande du chef de poste de santé.

Sonia et Danièle laissent ainsi la voiture qu’elles ont conduite sur plus de 6000km.

La fête continue ardemment lorsque nous déjeunons sur place, les villageois l’ayant préparé avec le budget des cotisations des participants ; elle continue encore lorsque nous quittons les lieux.

Avant de partir, nous visitons le Poste de santé et la maternité attenante.

Notre programme prévoit en effet de laisser la voiture 7 au village de Baila. C’est donc une seconde belle cérémonie qui nous attend,  au pied et à l’ombre du grand arbre.

Deux conducteurs de l’un de nos camions de logistique, Pierre et Jean-François ont remplacé Elisabeth et Michèle, les conductrices attitrées qui, elles, ont rejoint la mission médicale.

Ce fut donc une journée conviviale et agréable, haute en couleurs, très sonore.

 

 

La chanson de fin du voyage

A chanter sur l’air de « Fanchon ». Les paroles sont dues à Marie-Laure et Myriam.

Amis, c’est la fin du voyage,
Frontières passées, collés serrés,
Mené à bien ce convoyage,
Grâce à nous tous, il s’est bien déroulé.
Ah que cette aventure est belle,
On mérite bien notre gazelle !

Refrain
On aime à rire, on aime à boire
On aime à chanter entre nous.
On aime à rire, on aime à boire,
On aime à trinquer entre nous. (bis)

Amis, il faut que l’on vous dise :
Que la cuisine elle est exquise
Par nos cuistos toujours très pros
Qui nous mijotent de vras menus gastros.
Ils sont vraiment phéoménaux
Ei nous bichonnent nos apéros.

Amis une autre chose à vous confier
Nos mécanos ils sont géniaux
Toujours dispo, tip top chrono,
Sans eux on n’passerait pas les Pyrénées
Carburateurs, cardans cassés,
Calculateurs, rien n’a de secrets !

Merci à vous, Patrice, Christian,et Jean
Convoi géré très posément
Pour toute cette énergie donnée
Ce temps passé à négocier.
Briefings, passeports, pleins d’carburant
C’est un sacré investissement !

Amis, c’est la fin du voyage
Maint’nant allons dans les villages
Pour distribuer les ambulances
Qui sillonn’ront la Casamance,
Rout’ de la Solidarité
Et de l’Amitié partagée.

Rue Jean Lassalas à Ziguinchor

La municipalité de Ziguinchor a décidé de donner à une rue importante de la ville le nom de Jean Lassalas, le fondateur de l’Association des Anciens et Amis de la Casamance.

Jean avait choisi de s’installer en Casamance à l’issue de son service militaire effectué à Thiès et il allait résider à Ziguinchor jusqu’à l’indépendance. Il avait, entre autres, créé à Ziguinchor une entreprise d’électricité, ouvert trois cinémas, et établi des liens étroits avec la population casamançaise et tous ceux qui allaient à partir de 1960 être des acteurs importants de la vie économique et politique de la région.

De retour en France, il avait entrepris de réunir des français qui comme lui avaient vécu en Casamance, autour d’un projet d’aide au développement, plus particulièrement dans les domaines de la santé et l’éducation. Ce projet s’est concrétisé en 1993 par le premier convoi de voitures, des 4L, à remettre à des postes de santé. Ce projet s’est poursuivi comme on sait par des convois tous les deux ans ainsi que des missions médicales.

Une cérémonie était organisée ce dimanche matin dans la rue en question, qui mène de l’hotel Aubert à l’ancien cinéma Vox (en cours de démolition pour construire un nouveau complexe cinématographique)

La municipalité de Ziguinchor a voulu ainsi honorer Jean, et à travers lui, témoigner toute sa reconnaissance à notre association.

Sous le chapiteau avaient pris place les nombreux membres de l’association, convoyeurs et leurs invités, ainsi qu’un grand nombre de personnalités locales.

Entre autres, une bande d’olbygeois entourait Jean.

Au cours de cette cérémonie, ont pris la parole successivement ;

  • Patrice Papot,  président de notre association ;
  • Jean-Pascal M’ba, président de la Chambre de Commerce de Ziguinchor ;
  • Christian Jacquot-Aubert, représentant la famille Aubert, et dont le grand-père était un ami de Jean ;
  • Jean Lassalas, l’invité d’honneur de la présente fête ;
  • le député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé

en présence de l’ambassadeur du Sénégal en Gambie, Paul Badji, ami de Jean et de  l’association, de la Consule de France, des autorités militaires, et des représentants du préfet, du gouverneur, du président du conseil départemental, et des autorités religieuses.

Discours et intermèdes musicaux.

L’émotion était perceptible quand le griot de service a demandé que soit chanté en choeur le chant de la paix.

Puis l’on découvrit la plaque.

Un cocktail était offert pour achever cette cérémonie.

Chacun a ensuite pris ses quartiers pour un week-end de pause.

Le blog fait la pause également et redonnera des nouvelles lundi.

 

Première journée à Ziguinchor

L’avion de Dakar est arrivé à 8h45 comme prévu avec les passagers qu’on attendait, accueillis à l’aéroport. Fatigué(e)s par le voyage, conduits à leur hotel.

Sur le parking de la cathédrale, matinée de travail, vidage et lavage des voitures, tri du matériel. Dernier pique-nique sous les arbres, avec tous les présents cette fois.

L’après midi une délégation a livré les nombreux colis destinés à l’école Harmonie, réceptionnés par des membres de l’association « Sous le manguier », qui a construit l’école dans laquelle a été ajoutée récemment une bibliothèque pour les habitants du quartier. Les experts en ont profité pour vérifier le bon état du tourniquet réparé lors de leur précédent passage.

Réception à la Gouvernance. Les convoyeurs ont mis la tenue de circonstance. Après les discours, remise symbolique des clés à M. le Gouverneur, des voitures 2 et 12  laissées à Ziguinchor pour affectation à l’hopital général.

Tandis qu’au dessus de nos têtes, des ibis Tantale vivent leur vie d’Ibis Tantale.

C’était l’occasion de faire la photo des « filles du convoi ».

Des pirogues accostent non loin de là sur la rive du fleuve Casamance.

 

 

Arrivés à Ziguinchor !

Le convoi est parvenu ce soir à Ziguinchor, en nuit, après une longue journée consacrée pour l’essentiel à attendre : les formalités aux frontières (Sénégal – Gambie – puis Gambie – Sénégal, côté Casamance) et la passage du bac  ; le pont est enfin en  construction  !

Sur le bord de la « route » du bac, attendent leur tour de nombreux camions et bus ; nous avons eu le temps d’observer quelques singes et une belle espèce de libellule…

Nous avons ensuite parcouru la route de la Gambie jusqu’à Ziguinchor presque entièrement de nuit. Nous étions attendus  par un groupe d’amis venus pour la  période de livraison des véhicules. Demain samedi d’autres « accompagnants » vont arriver par avion ainsi que d’autres membres des missions médicales.

Hier, nous avons quitté Lac Rose dans l’après-midi seulement, en attendant que les formalités de douane soient effectuées à Dakar.

Nous avons alors pris la route du sud : M’bour, Kaolac, Nioro du Rip, très chargée en camions, pour atteindre fort tard notre campement sommaire quelques kilomètres à peine avant la frontière gambienne.

 

Journée de détente au Lac Rose

ATTENTION : pas de blog demain, le prochain article sera après l’arrivée à Ziguinchor

L’Etoile du Lac Rose est un lieu agréable pour un campement confortable ; on y profite pour le même prix modique d’une salle de restaurant et d’une piscine ; on ne s’en plaindra pas après la précarité des campements précédents !

Il n’y a pas repos pour tous. Nos mécaniciens  passent la journée à réparer les pannes petites ou grandes, pour la plupart dues aux conditions difficiles de ces derniers jours. On éprouve ici que le suivi des véhicules est indispensable à leur longévité.

Les autres iront à la découvertes de lieux remarquables de la région :

-l’île de Gorée, dans la baie de Dakar, lieu de mémoire de l’esclavagisme, et aujourd’hui lieu de sérénité ;

-le port de pêche de Cayar, une plage en fait ou s’amarrent des centaines de pirogues au retour de la pêche  et pour préparer le prochain départ.

Le poisson est vendu sur place, par le femmes des pêcheurs.

Le Lac Rose doit son nom à la couleur du sel qu’on en extrait qui est due à une bactérie.

De Saint-Louis au Lac Rose

Changement de décor perceptible au matin, dans le parc du Ranch Bango avec les palmiers qui dépassent au dessus des têtes.

Hier, les machines ont souffert autant que les hommes sur la piste, ses trous et ses ornières. La voiture 7 a subi une fracture d’un cardan que nos chirurgiens ont rapidement remplacé par une prothèse en stock.

Le parcours nous fait découvrir la récolte de l’arachide, les premiers baobabs, et les forêts de rhoniers.

Nous croisons des convois de charrettes, ainsi que des groupes de lycéens à l’heure de la sortie.

Nous arrivons au camping du lac Rose en fin d’après-midi.

Traversée de la Mauritanie

Les communications wifi ont été impossible en Mauritanie ‘réseu faible) et risquent de l’être encore au Sénégal. Le blog ne pourra peut-être pas être alimenté régulièrement.

Nous sommes arrivés ce dimanche soir au Sénégal et allons passer la nuit à Bango, non loin de Saint-Louis où nous n’allons pas nous arrêter afin de ratraper un peu du temps perdu à Tanger.
Partis de bonne heure ce matin du camping de Nouakchott.


Contournant Nouakchott, nous pensions arriver tôt, mais l’état de la route en partie en travaux a rendu le parcours long, chaotique et pénible. A un endroit nous avons même dû rebrousser chemin et emprunter une autre voie : des camions s’étaient ensablés.


Paysage de dunes et de plaines caillouteuses sur 300km.

A l’approche du fleuve Sénégal, une toute autre végétation apparaît, avec des arbres et des rizières encore vertes, puis des étangs et marécages qui forment une réserve naturelle peuplée d’oiseaux variés.

Le long de la digue où la chaussée défoncée rend la progression difficile, on croise zébus et phacochères ; des crocodiles ont été aperçus.

Nous arrivons enfin au pont de Diama, la frontière.

La veille, nous étions partis du camping de Nouakchott au lever du soleil.

L’étape était longue ; la route jusqu’à Nouakchott assez bonne, nous a permis de rouler à bonne allure.
Paysage de dunes, tantôt blanchâtres, tantôt ocre ; ou plateaux caillouteux monotones.

Végétation rare : on rencontre des dromadaires et des chèvres. Des villages aux petites habitations dispersées et souvent très colorées bordent le parcours.