La 3 à Fafacourou, la 10 à Badion

Aujourd’hui, la tournée permet de livrer deux voitures. Aux deux endroits, l’accueil est chaleureux, mais sans grande cérémonie.

A Fafacourou, Myriam et Luc remettent les clés de la voiture 3, conduite jusqu’à Ziguinchor par Myriam et Marie-Laure.

A Badion, c’est William et Marc qui remettent les clés de « leur » voiture 10 : ils sont gratifiés de superbes tenues locales, qu’ils portent à merveille.

Après quoi, le groupe entier monte dans le bus et s’arrête à Bagadaji où se déroule la mission médicale  ; visite du poste de santé en bonne compagnie donc.

La voiture 4 à Karantaba

Pour rejoindre Kolda, il faut traverser le fleuve en bateau à Sedhiou. Embarquement…

La remise de la voiture 4, est prévue au village de Karantaba.

Pas de cérémonie, juste un discours rapide, puis Jean-Pierre et Joel transmettent les clés.

Pique-nique en cours de route.

 

La route de Kolda passe par Saré-Yoba où se déroule une mission médicale. Le groupe des infirmières fait visiter le poste de santé en compagnie de l’infirmier chef et de la sage femme.

 

Des nouvelles de la mission médicale

Une semaine s’est écoulée depuis le début des missions médicales à Saré-Yoba et Bagadadji. Le week-end a permis un peu de détente après cinq jours d’activité intense.

Retour sur la semaine passée.

A Saré-Yoba, la mission a été accueillie en fanfare.

A Bagadadji, la mission a assisté à 2 ou 3 naissances par jour : les vêtements collectés ont été bienvenus.

En 5 jours, Valérie l’opticienne a appareillé 198 personnes !

Le partage avec les infirmier(e)s est toujours aussi riche.

L’aide apportée aux séances de vaccination est l’occasion pour l’équipe de faire un bilan des besoins dans les villages.

 

Trois voitures du Côté de Sedhiou

Le convoi, en formation réduite, a repris la route ce lundi matin pour Sedhiou.

Premier arrêt à Boukilling pour remettre la voiture 17 aux autorités du village destinataire, Sénoba. C’est Jacky et Rémi à la place de Pascal, rentré, qui ont donné les clés.

Au passage, on retrouve, en excellent état, une ambulance donnée il y a quatre ans, qui a parcouru 15000km depuis.

A Sedhiou, les clés de la voiture 8 sont transmises par Pol-Yvon et Alain, à la place de Joël, rentré, aux autorités du village de Singhéré, qui en est le destinataire.

Pique-nique sandwich, sardine, vache qui rit et banane à l’hotel de la Palmeraie.

A Bouno, accueil chaleureux, visite du dispensaire accompagnés de l’infirmière chef et la sage-femme.

Remise de la voiture  12 par Jean-Claude et Bernard, mécanos émérites et conducteurs des camions du convoi, observés depuis la tribune…

Puis promenade aux abords du fleuve.

 

Intermède

Une partie des participants du convoi et accompagnants a pris l’avion de retour en France ce samedi et sont bien arrivés à Paris ce dimanche tôt le matin. Les Clermontois du lot sont parvenus à Clermont à l’heure dite ou presque, au moment où un rayon de soleil illuminait les Monts d’Auvergne recouverts d’une pellicule de neige. De +40° au départ , ils sont passés à -3° à l’arrivée.

L’autre partie a passé le week-end entre Ziguinchor et Cap-skirring pour se détendre avant la seconde semaine de distribution des voitures, cette fois dans les sous-régions de Sedhiou puis Kolda.

C’est dans la région de Kolda que se déroulent les missions médicales dans les deux villages de Saré-Yoba et Bagadadji depuis une semaine déjà, et jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Le blog continuera à donner des nouvelles avec les informations et images adressées par des amis participant à cette seconde semaine en Casamance.

 

La 4 à Enampore

1er décembre, jour férié au Sénégal, c’est le Gamou, fête pour les musulmans, du moins ceux de la confrérie Tidjane, mais suivie par tous, y  compris en pays diola. Pas d’école, pas de service public. Journée de grand calme.

Nous livrons une voiture à Enampore, qu’on rejoint par une piste bien carrossée. Nous sommes reçus au campement établi autour d’une case à impluvium aménagée en hôtel confortable.

Joli village que nous pouvons parcourir en suivant les sentiers. On y observe de multiples activités : fabrique du charbon de bois, fabrique de briques, mais aussi un groupe de jeunes « lavandières », et puis le service du thé. Un jeune homme nous fait une démonstration de l’usage du kadiandou, outil qui sert à labourer les rizières.

Et voici le plante dont les fleurs sont utilisées pour faire le bissap (sirop rouge sucré).

Et voici un baobab ; il y en a peu en Casamance. Celui-ci a des feuilles et on voit pendre ses fruits appelés « pains de singe ».

La cérémonie est sobre ; la population est absente car occupée dans les rizières à épouvanter les oiseaux pour éviter qu’ils fassent la cueillette du riz avant les femmes…

Parmi les discours de remerciements, on remarque ceux du représentant du maire et de la jeune infirmière.

Les clés de la voiture 4 sont remises par Annie et Sophie, qui reçoivent en cadeau un pagne de fête traditionnel diola. On dit qu’en cas de grande sécheresse, les femmes revêtent ce pagne et dansent toute la nuit et qu’alors la pluie se met à tomber.

Avant de quitter les lieux nous visitons le poste de santé, plutôt bien équipé. Sur une affiche sont indiqués les coûts des prestations à la charge des patients.

Pour beaucoup de familles, c’est encore cher.

A titre comparatif, une course en taxi dans Ziguinchor se paye 500F.

Il s’agit de Francs cfa (communauté financière en Afrique)

1000 Fcfa = 1,5€

 

Elinkine et Karabane

Nous partons aujourd’hui pour remettre une voiture à Elinkine, puis effectuer une visite en pirogue sur l’île de Karabane.

Au passage à Mlomp, nous observons de grands fromagers et visitons une petite case à impluvium transformée en musée des traditions diola.

A Elinkine  la cérémonie n’a pas lieu telle que prévue car le village est en deuil. Elle se limite à quelques discours d’usage, notamment par le médecin-chef et par le préfet, avant la remise des clés de la voiture 15 par Claire et André qui l’on conduite jusqu’ici.

Suivie des recommandations techniques apportées par Guy, qui sait de quoi il parle, lui qui consacre des séjours sur place à entretenir les voitures en appui d’un mécanicien de Ziguinchor seul  habilité !

Nous déjeunons dans la grande salle d’un campement situé au bord du fleuve Casamance, en un lieu de carte postale. Des femmes on préparé le tiboudienne, plat de fête au Sénégal qu’on nous sert dans des jattes pour cinq.

L’après-midi, nous partons en pirogue pour l’île de Karabane, lieu de tourisme en cours de développement. Le bateau Dakar-Ziguinchor s’y arrête désormais. Un guide nous donne quelques explications historiques. L’église, la première érigée dans la région, a été restaurée par Eiffage et sera réouverte prochainement.

 

 

Livraison de matériels

Pas de distribution de voiture aujourd’hui. Plusieurs délégations ont été constituées pour livrer des matériels issus de dons, apportés dans les voitures et soigneusement emballés et étiquetés à Olby avant départ.

Deux exemples.

A l’hopital général de Ziguinchor, des cartons de petit matériel médical ont été livrés, correspondant à des besoins pour la plupart basiques qui avaient été recueillis auparavant auprès de l’équipe médicale. Ils proviennent de dons de diverses provenances, et de professionnels de santé  à titre personnel. L’équipe de l’hopital les remercie, souligne l’importance de ces dons et l’effet des ambulances qui permettent de leur acheminer les malades dans des conditions satisfaisantes, et nous indique que les besoins restent grand.

A l’école Marie-Affinco Diatta, aidée financièrement depuis de nombreuses années par l’association « Sous le manguier » et par l’acheminement de matériel par les  « Ancien et Amis de la Casamance ». Cette école primaire publique de plus de 800 élèves (50 à 70 par classe) a aussi accueilli en 2007, puis 2008 et 2009 des jeunes professeurs des écoles  en formation à l’IUFM de Clermont-Fd pour leur stage d’éducation comparée. Après plusieurs années d’interruption, un tel stage aura lieu à nouveau en février 2018 ; les jeunes partageront leur temps de stage entre cette école primaire  et l’école des tout petits Harmonie.

Avec les enseignants réunis, on évoque les rencontres passées, et le rôle éminent joué par « Maman Laffray » et « Papa Lassalas », sans oublier une certaine Annie V… dont le nom reste inscrit au-dessus d’une porte.

Ce partenariat se renforce aussi grâce à l’internet qui permet des échanges entre ces écoles et des écoles en France. Notre visite est l’occasion d’initier deux nouveaux projets d’échange, avec l’école de Gelles (projet porté par Sonia) et avec celle de St-Eloy-les-Mines (projet porté par Pépita et Jean-Pierre).

Nous visitons des classes et les élèves sont fiers de nous montrer leurs cahiers.

 

Par ailleurs, des colis ont été apportés à l’hôpital psychiatrique, au lycée Guignabo, à l’association des réfugiés, au village des lépreux (il n’y a plus de lèpre aujourd’hui, mais il reste des séquelles), à l’Alliance Française. Et des ordinateurs seront remis à la Chambre de Commerce.

La 14 à Boureck , la 11 à Koubanao

Cette deuxième journée s’annonce rapidement aussi poussiéreuse que la précédente, car il faut emprunter de longues pistes où les véhicules soulèvent un nuage de fine poussière rouge, dont nous reviendrons recouverts.

A Boureck, l’accueil est chaleureux mais sans musique ni danse car le village est en deuil. Après quelques discours d’usage, les clés de la voiture 14 sont remises par Mariama et Pierre qui remplace Annie partie en mission médicale.

 

Nous poursuivons donc  la piste vers Koubanao où nous parvenons plus tôt que prévu, ce qui laisse le temps de se promener dans la ville, observer les maisons typiquement diola au toit en taule, avec cour bordée de palissade.

L’accueil est partout sympathique.

Des femmes nous préparent le déjeuner : au menu, riz et poisson le tout mijoté dans un bouillon avec oignons, herbes, épices. Le plat est servi dans de grandes jattes en aluminium, à raison d’une pour cinq convives. Des cuillères nous sont distribuées, ce sera plus facile pour nous !

Puis vient le moment de la cérémonie qui sera faite de discours et de folklore. C’est la deuxième fois que ce village reçoit une voiture qui a été très bien utilisée et entretenue. Patrice rappelle notre passage en 2012, date à laquelle son nom a été attribué à un bébé qui venait de naître. L’enfant maintenant agé de 5 ans est présent.

Jeannot, – comment qu’s’appelle –  disons notre facilitateur, rappelle avec fermeté mais humour aussi, les consignes pour l’usage de la voiture.

Puis commencent les danses avec l’arrivée successive de trois masques tout droit sortis du bois sacré, le kumpo déjà vu la veille, mais  aussi deux autres tout à fait effrayants, tout cela au son des djembés, tambours et autres couvercles de casserole.

 

Les clés de la voiture 11 sont remises par Sylvie et Patrice qui remplace Marie-Gil partie en mission médicale.

Nous rentrons au soleil couchant.

Une journée bien remplie !

 

 

 

La 9 à Balandine, la 7 à Baila

Premier jour de distribution des voitures : nous allons maintenant voir ce qui constitue la finalité du voyage. Beaucoup d’inscrits. Nous partons avec 3 minibus en plus de 4 voitures.

C’est aussi, parallèlement, le début de la mission médicale, les deux équipes s’étant rendues dès samedi dernier et pour quinze jours, dans les deux villages concernés.

Nous quittons donc Ziguinchor tôt ce matin et faisons étape à l’école de Badiana où nous portons quelques fournitures scolaires et une série de dictionnaires. C’est une visite principalement symbolique, qui maintient le lien d’amitié et d’encouragement à cette école et au collège, lien qui prolonge une action d’aide ancienne initiée à l’époque où des enseignants français exerçaient dans cette école.

Les enfants de l’école de Badiana envoient un petit « coucou » à ceux de l’école de Saint-Eloi-les-Mines ! Peut-être des échanges en vue ?

Puis nous gagnons par une piste le village de Balandine où nous laisserons la voiture 9. Le village nous a préparé un beau spectacle, en fore de danses où hommes et femmes affrontent les esprits représentés par des masques ; celui du kumpo est redoutable. Il évolue en dégageant aussi beaucoup de poussière !

Après les discours d’usage, dont celui du chef du poste de santé et ceux des autorités civiles et religieuses, a lieu la remise des clés à son nouveau propriétaire qui en prendra soin et qui ne l’utilisera que sur demande du chef de poste de santé.

Sonia et Danièle laissent ainsi la voiture qu’elles ont conduite sur plus de 6000km.

La fête continue ardemment lorsque nous déjeunons sur place, les villageois l’ayant préparé avec le budget des cotisations des participants ; elle continue encore lorsque nous quittons les lieux.

Avant de partir, nous visitons le Poste de santé et la maternité attenante.

Notre programme prévoit en effet de laisser la voiture 7 au village de Baila. C’est donc une seconde belle cérémonie qui nous attend,  au pied et à l’ombre du grand arbre.

Deux conducteurs de l’un de nos camions de logistique, Pierre et Jean-François ont remplacé Elisabeth et Michèle, les conductrices attitrées qui, elles, ont rejoint la mission médicale.

Ce fut donc une journée conviviale et agréable, haute en couleurs, très sonore.